À propos
Le parcours d'un manager de transition devenu AI Transformation Leader
Ingénieur diplômé de l'École des Mines de Nantes en 2001, dans la spécialité Organisation et Management des Technologies de l'Information (OMTI), et titulaire d'une licence de droit de l'Université Paris-Sorbonne. Cette double formation — ingénieur des systèmes et juriste — n'était pas un plan de carrière, c'était une curiosité. Elle est devenue, des années plus tard, l'angle qui me permet d'aller du code à la stratégie sans changer de langue. Mais avant le diplôme, j'étais déjà développeur depuis huit ans.
Avant les Mines : huit ans de code
J'ai commencé à coder en 1993. Pas dans le cadre d'une formation — par curiosité et par nécessité. Entre 1993 et 2001, avant et pendant mes études d'ingénieur, j'ai développé plusieurs projets logiciels qui m'ont formé bien plus profondément que n'importe quel cours.
- 1993-1995 — Développement d'un système de gestion de scolarité. Premier projet logiciel autonome, première expérience de cycle complet (cahier des charges, conception, développement, déploiement, maintenance).
- 1995-1998 — Module de traitement algorithmique d'image pour la Défense nationale. Première application industrielle de l'algorithmique sur des flux de données contraints.
- 1997-2000 — Conception d'un algorithme génétique, en recherche opérationnelle, pour un projet d'accompagnement de personnes handicapées par des bénévoles. C'est là que j'ai appris à formaliser un problème métier en contraintes et à mesurer la qualité d'une solution.
- 1998-2001 — Fondation d'Ajileso, société de développement logiciel agile. Premières expériences de management de projet tech et de développement en équipe.
- 1999-2001 — Projet Maisonnez.fr, manipulation de données massives (du Big Data avant que le terme n'existe).
Huit ans de pratique avant le diplôme d'ingénieur. L'École des Mines a formalisé ce que la pratique avait construit. C'est pour cela qu'aujourd'hui, quand je parle à des développeurs qui déploient des agents IA, et quand je parle à des dirigeants qui s'interrogent sur l'impact de l'IA sur leur business model, je n'ai pas l'impression de changer de registre.
Conseil, transition, direction générale
Mes premières années professionnelles ont été marquées par le conseil. Consultant chez Michael Page, formateur indépendant, certifié Process Communication Management. Puis, e-Business Consultant chez Bureau Veritas (2001-2003), où j'ai contribué — aux côtés de Guillaume Klossa — à une intervention sous l'égide de la Commission économique pour l'Europe des Nations Unies (UNECE, Genève) sur la régulation des e-marketplaces par un tiers de confiance et la prévention des positions de monopsone sur ces plateformes. À 25 ans, c'est cette expérience qui m'a appris à articuler la rigueur d'un cadre normatif international avec la réalité opérationnelle d'une entreprise.
Très vite ensuite, j'ai basculé du conseil pur au management opérationnel, en prenant la direction d'entreprises en transition — c'est-à-dire en moments critiques où il faut piloter à la fois la stratégie, les équipes, la finance et la transformation.
Quinze ans, sept secteurs, une seule méthode
Le management de transition est devenu ma discipline principale. Sur quinze ans, j'ai dirigé des structures dans des univers radicalement différents :
- Recrutement et conseil RH — direction du cabinet RhFed à partir de 2005, plus de 150 recrutements sur profils ingénieurs, techniciens et commerciaux.
- Formation et recherche — Institut Technologique Européen des Métiers de la Musique (ITEMM, 2013-2015), Fondation de la Sorbonne (2015), centre de formation aux métiers de l'Histoire vivante installé dans les anciens locaux d'une concession Renault à Chartres.
- Immobilier et services — projets de transformation du marché de Saint-Malo (2011), structuration d'activités tertiaires.
- Événementiel et services aux entreprises — direction d'organisations événementielles, conférences, universités d'été (notamment 2FPCO).
- Distribution spécialisée — pivot post-Covid d'une activité de gîte vers les bains nordiques et les saunas en Sarthe (2021), exemple grandeur nature de pivot opérationnel sous contrainte.
Cette diversité a une logique. À chaque mission, le sujet apparent est différent — musique, université, immobilier, patrimoine, hôtellerie, recrutement. Mais le métier sous-jacent est le même : prendre les commandes d'une organisation au moment où elle doit changer, et faire en sorte que ce changement réussisse. Diagnostiquer, cadrer, exécuter, mesurer, transmettre. Ces cinq étapes sont le socle de tout ce que je fais aujourd'hui.
Le pivot vers l'IA
Depuis 2023, ce socle s'applique à la transformation par l'intelligence artificielle. C'est le sujet qui exige le plus de cette discipline-là. Les outils IA changent toutes les six semaines, les promesses sont énormes, les déconvenues aussi. Ce qui distingue les transformations IA qui réussissent de celles qui finissent dans le « cimetière des POC », ce n'est pas la technologie — c'est la méthode.
Je consacre aujourd'hui l'essentiel de mon temps à concevoir et à exploiter des systèmes d'agents IA orchestrés, opérés depuis une infrastructure entièrement souveraine. En parallèle de mes missions, j'opère plusieurs plateformes SaaS en production — Junyr ERP, Junyr Mail, Maisonnez.fr, Timbry, Sepialy — autant de terrains de R&D pour les architectures d'agents IA et l'infrastructure souveraine que je déploie chez mes clients.
Cette posture — pragmatique, indépendante des éditeurs, compatible avec les exigences de confidentialité des PME françaises — est portée par la SAS Croissance et Transitions, structure que j'ai créée en mars 2026 pour porter cette spécialisation à plein temps.
Références
- Formateur IA référencé par la Fédération des Objets Média (FOM) — fédération professionnelle du secteur de l'objet média et de la communication par l'objet. Référencement officiel comme formateur sur les sujets d'intelligence artificielle.
- Contribution UNECE 2001-2003 — Commission économique pour l'Europe des Nations Unies (Genève), sur la régulation des e-marketplaces par un tiers de confiance et la prévention des positions de monopsone, aux côtés de Guillaume Klossa, dans le cadre de mes fonctions chez Bureau Veritas. Document public sur unece.org →
- Direction du cabinet RhFed (~2005) — cabinet de recrutement, 150+ recrutements ingénieurs, techniciens et commerciaux. Cité dans la presse spécialisée (Actionco, 2005 et 2007).
- Direction générale ITEMM (Institut Technologique Européen des Métiers de la Musique, 2013-2015). Référencé sur le site institutionnel.
Une discipline qui se cultive
À côté du conseil, je cours. Régulièrement, sur route et sur trail. Je n'en fais pas un argument professionnel, mais ce n'est pas un détail : la course longue distance enseigne ce que la transformation IA exige — la régularité, l'acceptation du temps, et la capacité à tenir un cap quand le sujet devient inconfortable.
Mes engagements
- Aucun déploiement sans cadrage écrit.
- Aucun cadrage sans utilisateur final identifié et engagé.
- Aucune montée en puissance sans mesure documentée des bénéfices de la phase précédente.
Les missions qui s'écartent de ces trois principes ne sont pas accompagnées.
Voir aussi : Méthode Junyr™ · livre blanc · contact.
Missions opérées via la SAS Croissance et Transitions.