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Méthode Junyr™

Agentic coding : pourquoi les entreprises vont construire leur outil de gestion

· 10 min de lecture · Paul-Antoine Tual

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Quand le code coûtait cher, acheter un logiciel du commerce était la bonne décision. Quand il ne coûte presque plus rien, l’équation s’inverse : construire son propre outil de gestion devient le choix le plus rentable.

C’est ce basculement que nous voyons s’opérer chez les entreprises que nous accompagnons chez Junyr, et il change la façon de penser le système d’information.

L’ancien monde : acheter était la seule option raisonnable

Jusqu’à présent, développer son propre outil de gestion n’était pas rentable pour une entreprise : dans notre estimation, environ 99 % d’entre elles achetaient un logiciel du commerce, un logiciel métier dédié à leur activité. Ce chiffre est un ordre de grandeur tiré de nos missions, pas une statistique mesurée.

Ce choix avait sa logique, car le développement était compliqué, cher et hors de portée de la plupart des structures. Mais acheter n’était pas gratuit pour autant. L’entreprise payait :

  • le paramétrage de l’outil ;
  • son implémentation ;
  • l’accompagnement du changement.

Autrement dit, elle finançait l’adaptation de sa propre organisation à un logiciel conçu pour d’autres.

Ce que paie une entreprise quand elle achète un logiciel et quand elle le construit Deux barres empilées, illustratives et hors échelle. Acheter : licence, paramétrage, déploiement et accompagnement du changement, les trois derniers postes correspondant à l'adaptation de l'organisation à l'outil. Construire avec l'agentic coding : compétences internes et temps interne, le code lui-même étant proche de zéro. Où va l'argent : acheter ou construire Postes de coût, illustratifs, hors échelle Acheter logiciel du commerce Licence Paramétrage Déploiement Accompagnement Adapter l'organisation à l'outil d'un autre Construire agentic coding Compétences internes Temps interne Code proche de zéro L'outil est bâti autour de l'entreprise
Figure 1. Acheter inclut une facture d'adaptation de l'organisation au produit ; construire remplace cette facture par des compétences et du temps internes, le code lui-même ne coûtant presque rien. Schéma conceptuel : la longueur des segments ne porte aucune donnée.

Le nouveau paradigme : le code est quasi gratuit

Avec l’agentic coding, écrire du code ne coûte presque plus rien, et ce qui reste coûteux, c’est de réaliser son propre outil de gestion, car cela demande des compétences internes et du temps interne.

  • Le raisonnement du build or buy reste le même : quand il est moins cher d’acheter, on achète.
  • Ce qui a changé, c’est le prix du build, tombé assez bas pour qu’un outil sur mesure coûte moins qu’un outil du commerce augmenté de l’adaptation qui l’entoure.
  • Du point de vue du retour sur investissement, ces compétences et ce temps internes constituent un investissement pertinent, et créer soi-même ce dont on a besoin devient simple.
Le coût de construire passe sous le coût d'acheter Courbes conceptuelles, sans donnée. Le coût d'achat d'un outil du commerce reste à peu près plat dans le temps. Le coût de construction en interne démarre au-dessus, puis baisse à mesure que l'agentic coding mûrit, et le croise vers le milieu du graphique. À gauche du croisement, acheter coûte moins ; à droite, construire coûte moins. Le point de croisement entre build et buy Temps, à mesure que l'agentic coding mûrit Coût pour une entreprise Point de croisement Acheter : outil + adaptation Construire : compétences et temps Acheter coûte moins Construire coûte moins
Figure 2. La règle de décision n'a pas changé ; c'est la position de la courbe du build qui a changé. Schéma conceptuel, dessiné pour expliquer l'argument et non à partir de coûts mesurés.

L’outil de gestion devient un actif de l’entreprise

Un logiciel acheté est une charge récurrente, alors qu’un outil développé sur mesure est un actif : il entre dans le patrimoine de l’entreprise et peut être valorisé.

  • C’est ce que recherchent de plus en plus d’entreprises que nous accompagnons : un outil de gestion spécifique à leur métier, qui leur appartient et qui augmente la valeur de leur société.
  • Un outil de gestion de type CRM basique n’a plus de raison d’être acheté en tant que produit du commerce, car il est très facilement réplicable sur mesure.
  • En le développant en interne, l’entreprise supprime deux postes qu’elle payait jusqu’ici, l’implémentation et le paramétrage, puisque le logiciel est conçu dès le départ pour elle, et non l’inverse.

Ce qui reste : les données externes

Ce qu’une entreprise ne peut pas constituer seule, ce sont les données externes. Chaque métier a les siennes, et elles sont difficiles, voire impossibles, à reconstruire en interne.

  • Une entreprise de M&A a besoin de CFNEWS.
  • Une banque d’affaires a besoin d’un agrégateur de flux bancaires très spécifique, quasiment impossible à connecter soi-même.
  • Une agence immobilière a besoin d’un flux qui agrège les transactions immobilières (DVF), les diagnostics de performance énergétique (DPE) et surtout les annonces des autres agences, et pas seulement des données publiques accessibles à tous.

L’agence a aussi besoin d’une plateforme qui diffuse ses annonces à l’échelle du pays, pour que les acquéreurs n’aient pas à parcourir 150 000 sites.

Ce qui reste, ce sont donc deux types de services : un agrégateur en amont, qui fournit les données de marché, et un agrégateur en aval, qui diffuse les produits de l’entreprise auprès des acheteurs.

Le nouveau système d’information : un cœur maison, des services spécialisés autour

Le nouveau système d’information repose sur des outils métiers maison, développés en interne par des full stack builders qui travaillent en 100 % AI coding. Notre méthode d’UltraCoding permet d’atteindre ce résultat.

Autour de ce cœur, l’entreprise s’appuie sur des bases de données et des logiciels spécialisés pour trois besoins :

  • des données d’entrée de marché performantes ;
  • des données liées à ses clients ;
  • des connecteurs vers d’autres systèmes, en amont, et vers les plateformes de diffusion de ses marques, en aval.
Un cœur maison avec des services spécialisés en amont et en aval Schéma en blocs. Au centre, le cœur maison (CRM ou ERP) construit par des full stack builders. À gauche, les services externes en amont : données de marché et connecteurs vers d'autres systèmes. À droite, les services externes en aval : plateformes de diffusion des marques de l'entreprise. Sous le cœur, l'infrastructure propre de l'entreprise, pilotée par une personne qui travaille avec l'IA. Le nouveau système d'information Amont, acheté Données de marché Connecteurs vers d'autres systèmes ex. CFNEWS, flux bancaires Cœur maison CRM ou ERP Données clients Full stack builders Aval, acheté Plateformes de diffusion des marques de l'entreprise ex. annonces à l'échelle du pays Infrastructure propre une personne qui travaille avec l'IA
Figure 3. Le cœur est construit et possédé ; les données entrantes et les plateformes sortantes sont achetées. Architecture conceptuelle tirée des missions de Junyr ; les exemples sont illustratifs.

La partie centrale, le CRM ou l’ERP, devient un outil qu’il est tout à fait envisageable de constituer en interne, avec une équipe de un à trois développeurs et un accompagnement. Ce dimensionnement est notre estimation de terrain, pas une référence mesurée.

C’est ce que nous proposons chez Junyr. Nous mettons à disposition le harnais et, si besoin, la plateforme agentique : des composants très standards, proposés à très faible coût dans le cadre de notre accompagnement. Notre condition est que l’entreprise les utilise comme fondation pour construire son outil de demain.

L’infrastructure : Azure est-il encore une bonne idée en 2026 ?

La même logique s’applique à l’infrastructure : faut-il l’héberger sur Azure ou en interne ? Les raisons qui justifiaient le recours à Azure ne tiennent plus forcément aujourd’hui, car la gestion d’une infrastructure peut tout à fait être confiée à un agent LLM.

En la reprenant en interne, l’entreprise récupère plusieurs choses :

  • le savoir-faire ;
  • la confiance, puisque les données sont hébergées chez elle ;
  • la maîtrise des coûts de CPU, auparavant pris en charge par le prestataire de l’outil de gestion.

Une plateforme interne, pilotée par une personne dédiée à l’infrastructure qui travaille avec l’IA, permet de gérer des infrastructures assez complètes, jusqu’à 50 à 100 personnes. Là encore, c’est ce que nous observons sur le terrain, pas un plafond mesuré.

Les entreprises recruteront des builders

Ce basculement a une conséquence directe sur les équipes : les entreprises recruteront des builders, en plus de leur RSI. Leur rôle sera de concevoir, de piloter et de faire réaliser les applications internes, avec une démarche structurée.

Cette démarche, c’est le roadmap driven development. Les principes en sont exposés dans notre article sur le retrait de Git du flux de travail actif et dans le développement à décision gardée.

Faire de l’outil un actif

Qu’on achète ou qu’on construise, l’outil sur lequel on pilote son activité devrait laisser à l’entreprise quelque chose qui lui appartient. Si vous envisagez de construire votre propre outil de gestion et d’en faire un véritable actif, c’est exactement ce que nous accompagnons chez Junyr.

Les idées de cet article, dont la part d’entreprises qui achetaient un logiciel du commerce, l’équipe de un à trois développeurs et les 50 à 100 personnes qu’une plateforme interne peut servir, sont des observations et des estimations de terrain de Junyr, pas une étude mesurée. Les trois schémas sont conceptuels et ne portent aucune donnée. CFNEWS, DVF et DPE sont cités comme exemples de données externes ; l’article ne classe pas les fournisseurs.

Questions fréquentes

Pourquoi l'agentic coding change-t-il l'arbitrage entre construire et acheter ?

Parce que le coût d'écriture du code s'effondre. Le raisonnement du build or buy reste le même : quand il est moins cher d'acheter, on achète. Ce qui change, c'est que construire un outil de gestion adapté à l'entreprise coûte désormais souvent moins que d'en acheter un et d'adapter l'organisation à lui.

  • Acheter n'a jamais été gratuit : l'entreprise payait aussi le paramétrage, l'implémentation et l'accompagnement du changement.
  • Ce qui reste coûteux est interne : les compétences et le temps nécessaires pour construire l'outil.
  • Cet investissement se justifie dès lors que l'outil devient un actif durable de l'entreprise.
Quels outils les entreprises continueront-elles d'acheter ?

Les services qui reposent sur des données ou sur une portée qu'une entreprise ne peut pas constituer seule : les données de marché en amont, les plateformes de diffusion en aval.

  • Une entreprise de M&A a besoin d'un service d'information financière comme CFNEWS.
  • Une banque d'affaires a besoin d'un agrégateur de flux bancaires très spécifique, quasiment impossible à connecter soi-même.
  • Une agence immobilière a besoin d'un flux qui agrège les transactions immobilières, les diagnostics de performance énergétique et surtout les annonces des autres agences, ainsi que d'une plateforme qui diffuse les siennes.
Que demande un outil de gestion maison à l'entreprise ?

Une petite équipe de full stack builders qui travaillent en AI coding, une méthode structurée et une personne en charge de l'infrastructure. L'estimation de Junyr : un à trois développeurs, avec un accompagnement, pour l'outil central.

  • Les full stack builders conçoivent, pilotent et font réaliser les applications internes.
  • La méthode associe l'UltraCoding et le roadmap driven development.
  • Junyr met à disposition le harnais et, si besoin, la plateforme agentique, à condition que l'entreprise les utilise comme fondation de son futur outil.
Faut-il garder l'infrastructure chez un fournisseur cloud comme Azure ?

Pas automatiquement. La gestion d'une infrastructure peut désormais largement être confiée à un agent LLM, si bien que les raisons qui justifiaient un fournisseur cloud ne tiennent plus forcément.

  • L'entreprise récupère le savoir-faire, la confiance (les données sont hébergées chez elle) et la maîtrise des coûts de CPU, auparavant pris en charge par le prestataire de l'outil de gestion.
  • Dans l'expérience de Junyr, une plateforme interne pilotée par une personne dédiée qui travaille avec l'IA peut gérer des infrastructures assez complètes, jusqu'à 50 à 100 personnes.
  • C'est une estimation de terrain, pas un seuil mesuré.
Paul-Antoine Tual

Paul-Antoine Tual

AI Transformation Leader · Méthode Junyr™ · Manager de transition IA pour PME et ETI françaises. Ingénieur des Mines de Nantes, juriste, développeur depuis 1993.